Bonjour, bienvenue sur mon modeste blog. J'y mets en ligne des textes que j'ai écrits ou qui me semblent intéressants, dans l'optique d'une écologie politique populaire clairement à gauche.
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Piratage de conférence de presse à l’UNPI
Le commando festif du ministère de la crise du logement est retourné à l’abordage, lundi 26 février, de la crise du logement et de ses profiteurs. Avec une méthode qui avait déjà fait ses preuves avec Jean-Louis Borloo : le piratage de conférence de presse. Et une cible efficace : l’UNPI, la célèbre Union nationale de la propriété immobilière.
L’UNPI, et son président, Jean Perrin, c’est tout un poème… Mais si, l’UNPI, souvenez-vous, les humanistes qui proposaient un bail précaire, sur le modèle du CPE, à l’essai… L’UNPI : les gentils propriétaires altruistes révoltés par l’idée formulée par de Villepin d’organiser des testing au moment des locations, au nom du droit « à choisir son locataire » (sic). L’UNPI, les amis des locataires qui proposent de « passer de la vacance de logement subie à la vacance choisie » (re-sic) Bref, l’UNPI, à la base, c’est pas nos potes.
Mais nous, sympas, vous nous connaissez, on a décidé de leur rendre visite. Les propriétaires avaient donné rendez-vous à la presse ce lundi matin dans des salons cossus de la gare du Nord, pour une pathétique opération de chantage à l’exil vers
Vous avez bien lu : les bailleurs, qui n’ont jamais gagné autant d’argent, qui profitent de la bulle immobilière pour se sucrer sur le dos des locataires, des pauvres et des jeunes, qui augmentent leurs loyers chaque année, qui reçoivent des subventions à gogo (les défiscalisations de l’investissement locatif « De Robien » coûtent aussi cher à l’Etat que des logements sociaux, sans contrepartie sociale pour les bailleurs, sans parler des APL, dont la moitié voire les trois quarts vont subventionner les bailleurs…), eh bien oui, ces braves gens osent se plaindre !
Déguisés en journalistes, les impétueux militants se sont glissés dans la foule en colère. Jean Perrin tonne au micro : « Nous sommes matraqués. Les candidats ne veulent pas taxer le travail, alors ils taxent le capital. Et le capital, c’est nous ! » L’ennemi du jour, ce sont la taxe foncière et bien sûr l’ISF, l’impôt sur la fortune, « l’impôt le plus énervant, même pour ceux qui ne le paient pas ! ». Les propriétaires, entre eux, se refilent des bons conseils : pour frauder l’ISF, il vaut mieux sous-déclarer son patrimoine que ne rien déclarer du tout, parce que le redressement fiscal est moins douloureux si on se fait attraper…
Les activistes de Jeudi Noir enchaînent les questions embarrassantes et plombent un peu l’ambiance de la conférence de presse avec des préoccupations aussi futiles que la crise du logement ou les expulsions locatives. Jean Perrin ne se démonte pas, sous les vivas d’une foule entièrement acquise à sa cause : « Le droit au logement, d’accord, mais il y aussi le droit au paiement des loyers ! » Ecoeurés, nous tombons le masque et inondons le premier rang de confettis en prenant le micro. A la guerre comme à la guerre.
Jean Perrin, dégoulinant de cotillons, réagit avec humour, mais ses troupes sont moins joueuses que lui. La plupart des honorables propriétaires sortent de leurs gonds et nous incitent à prendre le risque de devenir propriétaire au lieu de nous plaindre. Avec quel argent ? Une dame affirme avoir acheté « un immeuble » sans argent, juste en s’endettant. Faudra que je vérifie avec mon banquier demain, mais j’ai pas l’impression qu’il sera d’accord…
Hors micro, c’est carrément plus trash. La crise du logement, d’après Dédé, une figure haute en couleur de l’UNPI, « c’est la faute aux voyous » (et aux toxicomanes) qui ne paient pas leur loyer (en réalité, les impayés représentent à peine 2 % des locataires). Jean Perrin en rajoute une couche sur les bénéficiaires de minima sociaux, « les fonctionnaires » comme il les appelle, qui peuvent gagner 1 300 euros en procréant à tout va, et reçoivent plus en aides au logement que le coût de leur loyer.
Si vous en voulez encore, le match retour aura lieu à domicile, au 24 rue de
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