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Mardi 29 août 2006 2 29 /08 /2006 14:35

Ver-t-s l’écologie populaire

Contribution à manifeste

La révolte des banlieues a éclairé de la façon la plus crue les plaies ouvertes dans notre tissu social, notre système démocratique et notre modèle de représentation. Analysée, à juste titre durant les événements, comme une crise majeure pour notre pays, elle nous a profondément questionné sur la pertinence de l’écologie politique actuelle pour et au sein des quartiers populaires. Ce texte constitue notre contribution à cette réflexion, il est ouvert au débat. À la veille d’échéances qui vont structurer les grandes orientations de notre pays, quels choix de société les Verts proposent-ils à une jeunesse à qui il ne reste plus comme moyen d’expression que le briquet et le caillou ? Répondre à cette question c’est aborder tous les défis de la société française…

Même sur les sujets dont elle prétend être le représentant (l’énergie, le climat, la biodiversité, les transports, l’eau), l’écologie politique dans sa forme actuelle n’est pas une alternative politique à la domination sans partage du marché. Elle est soluble dans le système tel qu’il est.

Aussi, persuadés que la transformation sociale auquel nous travaillons ne se fera qu’avec la contribution et par l’adhésion des classes populaires, nous souhaitons réunir les Verts se revendiquant d’une écologie populaire. Celle-ci doit être à même de proposer une synthèse entre la transformation des politiques publiques, caractéristique de la pratique des Verts européens, et les expérimentations populaires écologistes des pays du Sud (démocratie participative née en Amérique latine, défense des droits environnementaux par les populations pauvres et marginalisées en Inde, auto-organisation du secteur informel…).

L’écologie populaire que nous proposons de développer est donc une écologie de lutte contre la pauvreté et la précarité, une écologie résolument altermondialiste, inscrite dans les quartiers populaires, ne luttant pas pour, mais avec les discriminé-e-s contre les discriminations, travaillant à la reconnaissance des droits à l’expression culturelle dans l’espace public de chacun dans une France diverse, et défendant le droit de chacun à choisir son modèle d’émancipation.

C’est une écologie qui intègre pleinement la lutte contre la fracture coloniale, aussi bien au plan intérieur, dans nos banlieues, dans les mentalités, que sur la scène internationale : contre la Françafrique , contre la tutelle néolibérale soutenue par la Banque mondiale et le FMI grâce au levier de la dette, contre les impérialismes, contre le pillage du tiers-monde organisé à l’OMC.

Crise d’orientation, la crise de l’écologie politique est aussi la résultante d’un choix par défaut : celui de porter et d’être porté par les aspirations d’une classe moyenne au capital culturel élevé résidant plus particulièrement dans les centres des grandes villes. Ce choix s’est fait de lui-même, donc sans débat sur les conséquences politiques que les Verts devraient assumer et a entraîné une partie de l’écologie politique dans une dérive social-libérale avérée en France mais aussi en Allemagne, en Autriche, en Tchéquie. Pour de nombreux militant-e-s, ce choix par défaut laisse un goût amer, une impression d’inachevé.

 Les 5 thèses pour l’écologie populaire :

 Pour lire la suite... : http://www.zonedecologiepopulaire.org/IMG/pdf/zep_1.doc-4.pd.pdf

 

 

Par Manuel Domergue - Publié dans : Vers une écologie populaire
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