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18 mars 2009 3 18 /03 /mars /2009 14:39
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A quand des riches en carrosse dans le cortège de la CGT ? 

Rdv jeudi 19 mars 13 heures place de la République
puis tout le long du défilé
 


La manifestation syndicale du jeudi 19 mars verra l’apparition d’un tout nouveau collectif d’utilité publique : le collectif « Sauvons les riches », à bord d’un carrosse très simple. 

Demander une augmentation du Smic et des minima sociaux pour les pauvres, c’est très bien. Mais n'oublions pas les riches ! Face aux inégalités, ce sont les riches qui sont en première ligne. Eux aussi ont droit à la dignité. Cocktails mondains, clubs privés, week-end aux Bermudes et courses au Bon Marché : la vie des riches et sa litanie de consommations ostentatoires les enferme dans une cage dorée.

Le collectif des sauveurs de riches tire la sonnette d’alarme et met en avant une indéniable expertise trop souvent taboue dans notre société obnubilée par le luxe.


  • A l’origine de la crise, l’appât du gain sans aucun frein des Madoff et Kerviel de tous les pays a détruit la confiance que nous pouvions (encore) avoir envers les institutions financières, entraînant l’économie mondiale dans leur déchéance.
  • Des données épidémiologiques constantes montrent une dépendance des riches au foie gras, à la cocaïne et à l’hebdomadaire Valeurs Actuelles.
  • Ces phénomènes deviennent tellement graves que les gestionnaires de patrimoine proposent désormais des services d’assistance psychologique. « Certains clients se sentent coupables d'avoir hérité de grosses sommes d'argent, peut-on lire sur le site lapresseaffaires.com, d'autres ont des problèmes de couples au sujet de l'argent et d'autres encore se demandent quoi donner à leurs enfants dans un monde où ils peuvent tout acheter. »
  • Des scientifiques ont même démontré que l’abus de richesse nuisait à… la sympathie !

Le tout nouveau collectif Sauvons les riches affiche une ambition modeste : répartir les richesses et sauver la planète. Mais, pour cela nous avons décidé d’interpeler les riches eux-mêmes, pour les sauver de leur vie clinquante, vulgaire et tellement triste.

Notre mission : ramener sur terre les Bernard Arnault, Serge Dassault et autres Jacques Séguéla. Parce que personne ne devrait être contraint de vivre la vie de la famille Grimaldi de Monaco.

Aux Etats-Unis, pays le plus touché par ce fléau, Barack Obama a été obligé de plafonner à 500 000 dollars par an (soit 32 000 euros par mois) les revenus des dirigeants d’entreprises aidées par l’Etat. Qu’est-ce qu’on attend pour faire de même ?

La grande majorité des citoyens ont du mal à boucler leurs fins de mois, certes, mais pendant ce temps là les riches roulent en carrosse rongés par la mauvaise conscience. Un carrosse de riches repentis au milieu du cortège de la CGT, arborant une banderole « Je suis riche, mais je me soigne »... Vous pensiez que c’était impossible ? Ce n’est que la première action du collectif « Sauvons les riches » !







www.sauvonslesriches.fr / contact@sauvonslesriches.fr


Contacts : Manuel 06 22 59 95 07 / Karima 06 20 50 03 65 / Julien 06 20 21 10 53 

Le Collectif « Sauvons les riches », dans le cadre de la campagne Europe-Ecologie, vise à instaurer un revenu maximal autorisé européen, de l’ordre de 30 fois le revenu médian, au-delà duquel les revenus seraient massivement imposés. Dans ce but, les jeunes contestataires, militants verts ou juste sympathisants, armés de baguettes de pain et de paquets de spaghettis, interpellent à leur manière nos amis les riches, accros à un mode de vie destructeur, non-généralisable, et finalement tellement triste. 


Pour aller plus loin

- Jacques Seguela : Si à 50 ans on n'a pas de Rolex c'est qu'on a raté sa vie
http://sauvonslesriches.fr/?p=68

- Hervé Kempf / "Les riches détruisent la planète" http://sauvonslesriches.fr/?p=25

- Thomas Piketty / "Il faut taxer fortement les très hauts revenus" http://sauvonslesriches.fr/?p=16

10 décembre 2008 3 10 /12 /décembre /2008 14:33

Depuis mai 2007 la ministre du Logement a… :


  • … promis deux fois qu’elle lancerait des réquisitions « si la situation le nécessite », sans jamais passer à l’acte.
  • … regardé son budget baisser de 7 % sans réagir.
  • … proposé sérieusement d’obliger les SDF à s’entasser dans des gymnases la nuit quand il fait froid.
  • … attaqué sans relâche le quota de 20 % de logements sociaux de la loi SRU.
  • … raccourci de trois à un an le délai pour les expulsions locatives.
  • … enterré le rapport Pinte sur l’hébergement et l’accès au logement.
  • … applaudi à la condamnation du DAL à 12 000 euros d’amende pour avoir planté des tentes de mal-logés dans la rue.
  • … envoyé les CRS à chaque réquisition du collectif Jeudi Noir.
  • … presque réussi à nous faire regretter Jean-Louis Borloo.


Cela méritait bien un karaoké !

 




Christine Boutin = trop de cynisme, trop de mensonges, trop d’incompétence, mais… pas assez de vacances !


Jeudi Noir a présenté des propositions d’amendements à tous les groupes politiques du Parlement, a rencontré Christine Boutin à plusieurs reprises pour des résultats si pathétiques (c’est ici) que les David et Jonathan du mal-logement préfèrent encore changer d’interlocuteur.


Alors, Christine, quand est-ce que tu pars en vacances ?


Faites vous plaisir, relayez ! Mais vite avant que Christine B. ne parte vraiment en vraies vacances...

http://www.dailymotion.com/jeudinoir/video/x7ogx8_les-vacances-de-mme-boutin_news



Si vous aussi vous voulez offrir des vacances à Christine Boutin et changer les politiques du logement, rejoignez le collectif Jeudi Noir ! En écrivant ici : Goodbye-Christine@jeudi-noir.org

Si votre voisin possède un bâtiment vide, dénoncez-le ici.

Si vous cherchez un logement, remplissez notre formulaire.

Si vous êtes prêts à recevoir un SMS matinal en cas d’expulsion urgente à empêcher, c’est ici.

Si vous voulez être tenu informé de nos actions, inscrivez-vous à la newsletter.



L'équipe de Jeudi-Noir

www.jeudi-noir.org



Pour chanter sous la tente, voici les paroles du tube :


T’avais la larme à l’œil
Pour l’Abbé Pierre, tu portes le deuil
On s’est connus comme ça
Sur l’canal... il faisait froid.

Sainte mère des expulsions
Ministre de l’indignation
Mais nous les mal-logés
Tu nous as... bien arnaqués !


Quand est-ce que tu pars en vacances ?
Moi je n’ai pas trouvé d’adresse
Tu devrais je pense
Prendre un peu d’avance
Si tu veux tenir tes promesses.

Quand est-ce que tu te barres en vacances ?
Moi je n’ai toujours pas d’adresse
Je serai je pense
Un peu en avance
Si tu bougeais enfin tes fesses.


Je reviendrai squatter
Les bâtiments abandonnés
Je te forcerai la main
En entrant au petit matin.

C’que j’ai pensé à toi
Les nuits d’hiver où j’avais froid
J’étais un galérieeeeeennnnnnnn
Alors dis-moi, Christine Boutin…


Quand est-ce que te barres en vacances ?
Moi je n’ai toujours pas d’adresse
Tu devrais je pense
Prendre un peu d’avance
Si tu veux tenir tes promesses !


Quand est-ce que tu fais repentance

Moi c’est toujours la même détresse

Je ferai je pense preuve d’indulgence

Si tu allais vite à confesse.


Promesse de campagne,
Sans états d’âme
Zéro SDF et on oublie quand même !


Quand est-ce que te barres en vacances ?
Moi je n’ai toujours pas d’adresse
De Lyon à Valence, jusqu’en Île-de-France

Personne ne croit à tes promesses.


Quand est-ce que pars en vacances ?
Moi je n’ai toujours pas d’adresse
Tu devrais je pense
Prendre un peu d’avance
Si tu veux tenir tes promesses !


26 août 2008 2 26 /08 /août /2008 01:20

Génération précaire, génération effet de serre, génération… ?

 

Ces derniers temps, les jeunes occupent pas mal la rue, les amphis, les appartements trop petits ou les immeubles trop vides. Sous des formes assez différentes, au cours des révoltes des banlieues en 2005, de la lutte anti-CPE, du mouvement contre la loi Pécresse ou des mille et un mouvements qui s’en prennent à la « fracture générationnelle » sur tous les fronts, les jeunes expriment leur malaise. Stages abusifs, loyers inaccessibles, discriminations et périls écolos et appauvrissement général : les motifs à la colère ne manquent pas, et les bizuts se rebiffent…

 

Génération précaire

 

Le bizutage social le plus frappant a lieu à l’entrée sur le marché du travail, dans cette période de transition qui tend à s’allonger indéfiniment, avec la caricature que constituent les stages. Sans aucune reconnaissance, sans droit, sans rémunération minimale, 800 000 stages sont effectués chaque année. Et les stagiaires n’ont été défendus par personne, ni presse, ni syndicat ni parti, avant de se défendre par eux-mêmes, il y a deux ans.  Le modèle social en voie de délitement ne défend pas les marges du monde du travail, qui s’étendent jusqu’à en grignoter le cœur. Les stages jouent un rôle d’inculcation aux jeunes de la précarité pour en faire la normalité pour tous, au point de finir par transformer cette situation scandaleuse en chance à saisir.

 

Une fois dans la vie active, les jeunes gagnent en moyenne 40 % de moins que leurs parents, alors que ces derniers, quand ils étaient jeunes, gagnaient quasiment autant que la génération précédente au même moment. La sécurité de l’emploi s’est dégradée. Le nombre de CDD a été multiplié par quatre en vingt ans. Or, les jeunes précaires d’aujourd’hui sont les retraités pauvres de demain. Quand on travaille par intermittence, on cotise moins et on en vient à se demander si on arrivera vivant aux 40 (ou 42 ou plus…) annuités vivant.


Globalement, la société laisse souffrir ses jeunes, et n’investit pas suffisamment en elle. A cet égard, alors que la fracture générationnelle est parfois analysée par le biais du poids de la dette (et les fameux 20 000 euros de dette pour chaque bébé), dans une approche orthodoxe, il faut souligner qu’il peut y avoir un « bon endettement ». En particulier si cet endettement, au lieu d’aligner les cadeaux fiscaux pour les plus aisés, permet d’investir plus d’argent dans la formation, surtout quand on pense à la sous-dotation des étudiants à l’université.

 

Conséquence : la pauvreté se rajeunit en France. Les jeunes de moins de 30 ans sont surreprésentés parmi les pauvres. En 1970, 5 % des moins de 25 ans étaient sous le seuil de pauvreté. Ils passent ensuite à 8,5 % en 1979, puis 20 % en 1996 ! Et massivement, les inégalités se creusent à cause du patrimoine, et en particulier à cause du patrimoine immobilier.

 

Génération galère

 

Le bizutage se décline donc également dans l’accès au logement. La bulle immobilière a rendu l’accès aux logements plus difficile pour les nouveaux entrants. Les jeunes, en valeur absolue, dépensent quatre fois plus d’argent pour payer leur loyer que leurs aînés, alors qu’ils vivent dans des surfaces plus petites et ont des revenus inférieurs. Alors que la facture logement absorbe 22 % du revenu des jeunes, ce taux d’effort diminue au fur et à mesure de l’âge, et tombe même sous les 5 % pour les retraités. La bulle immobilière équivaut à un gigantesque transfert de richesses, chaque mois, des locataires vers leurs propriétaires, et donc, globalement, des plus jeunes vers les plus vieux.

 

Face à cela, encore une fois, les politiques sociales traditionnelles ne protègent que le cœur intégré de la société salariale. L’encadrement des loyers s’applique aux baux en cours, pas pour les nouveaux locataires, qui paient l’addition au prix fort : + 7 % par an pour les nouveaux baux. Le parc social reste fermé aux plus jeunes, car il est trop étroit et trop souvent occupé par des ménages qui ne sont plus dans le besoin mais restent dans les lieux. A Paris, il faut dix ans pour obtenir un HLM : du coup, le temps d’en obtenir un, les jeunes sont déjà vieux. Et les cités U, qui n’accueillent que 7 % des étudiants, sont bien loin de répondre à la massification de l’enseignement supérieur. Les choix budgétaires récents ne vont pas vraiment dans le sens des jeunes locataires, mais aident plutôt les accédants à la propriété : 16 millions pour les premiers, 4 milliards et demi pour les seconds…

 

Et les aides à la personne, censées solvabiliser les locataires pour qu’ils s’intègrent sur un marché de l’immobilier dérégulé, ratent leur cible. Alors qu’elles coûtent la somme colossale de 14 milliards d’euros par an, elles atterrissent en réalité dans la poche des propriétaires, à hauteur de 50 à 80 %, puisque ces derniers les répercutent dans les prix qui augmentent d’autant…

 

Génération effet de serre

 

Ensuite, au-delà de la situation sociale difficile, d’un point de vue écologiste, la jeunesse paie et paiera plus que toute autre génération avant elle les atteintes irréversibles à notre environnement et les dégâts du modèle productiviste dont nous héritons : obésité, asthme, cancers « de civilisation », épidémie d’accidents du travail, accidents de la route … sont les amiantes d’aujourd’hui.

 

De plus, la génération qui vient s’apprête à subir les effets inédits du dérèglement climatique : nous allons payer les émission de gaz à effet de serre de nos aînés pendant des siècles. Même en supposant que les jeunes, bon gré mal gré, soient davantage conscients des risques du dérèglement climatique, toujours est-il qu’on ne sort pas du jour au lendemain d’un modèle productiviste, basé sur le carbone. Et que même si on y parvenait, l’inertie des gaz à effet de serre déjà émis nous condamnerait malgré tout à des changements imprévisibles. La marge de manœuvre, déterminante mais circonscrite, de notre génération est donc de limiter les dégâts…

 

Sans parler de cet environnement cancérigène qui nous tue à petits feux. Des jeunes sans aucun comportement à risque en viennent à affronter des cancers dits « de civilisation », causés par la pollution diffuse. De même, des molécules dangereuses ont été trouvées chez tous les nouveaux-nés lors d'une enquête menée en 2005. Les polluants passent en effet avec une grande rapidité dans le placenta après avoir été absorbés par la mère. A tel point que l’allongement continu de l’espérance de vie pourrait, à terme, être remis en cause.

 

Génération contre génération ?

 

Ces bizutages sociaux et environnementaux se doublent pour les jeunes d’une minoration politique, d’une sous-représentation syndicale et politique chronique. Les vieux ont massivement élu Sarkozy, alors que les jeunes en étaient beaucoup moins partisans (surtout les 18-25 ans). Quand on sait que la campagne a été marquée par l’injonction à travailler de Nicolas Sarkozy, finalement élu massivement grâce au plébiscite des retraités, on peut voir ce scrutin comme une mise au pas (et au travail) des jeunes par les vieux. Quand on sait que la campagne a été rythmée par la glorification d’une histoire de France mythifiée, de Clovis à De Gaulle, et de la période coloniale, on peut conclure que c’est une vision datée du roman national qui est imposée par la vieillesse à une jeunesse qui expérimente depuis sa naissance une société métissée. Si bien que la « fracture coloniale », issue de la décolonisation, empoisonne aujourd’hui le vivre-ensemble et alimente le modèle français des discriminations. Pas étonnant dès lors que Nicolas Sarkozy ait choisi de mobiliser l’électorat âgé des zones rurales sur la diabolisation de la figure du « jeune de banlieue », étranger, assisté et dangereux.


Mais qu’on ne s’y trompe pas, il est inutile de trembler à l’évocation d’une improbable « guerre des générations ». Le principe des luttes de jeunesse n’est pas de cibler un illusoire groupe des « vieux », mais de contester les mécanismes sociaux et politiques qui aboutissent à laisser sur le côté des franges entières de la population. Il n’est pas d’opposer la catégorie « jeunes » à d’autres modes de mise en conflit de la société complémentaires, comme la division en classes sociales, ou les discriminations racistes ou sexistes.

 

Ces luttes ne sont pas uniquement catégorielles. Car les jeunes sont un laboratoire, ils subissent de plein fouet les attaques anti-sociales, avant qu’elles soient généralisées au reste de la société, comme l’a montré la tentative d’instaurer le CPE. Leurs combats doivent donc être émancipateurs pour toutes les générations. Le but n’est pas de faire passer les jeunes avant les autres, mais d’améliorer la situation des plus faibles pour améliorer celle des jeunes. Par exemple, moraliser la pratique des stages aidera les stagiaires et surtout leurs aînés qui cherchent un emploi mais sont victimes de la concurrence déloyale des stagiaires. De même, la meilleure manière d’aider les jeunes locataires, c’est encore d’aider les mal-logés en général.

 

« La jeunesse » n’est peut-être qu’un mot, comme l’écrit Pierre Bourdieu, mais, quand on a entre 20 et 30 ans aujourd'hui en France, on partage certaines expériences, comme le précariat des stages, la galère pour des chambres de bonnes ou la co-sous-location, la désillusion quant au pouvoir magique des diplômes, la peur du chômage, que ne connaissent pas les gens nés dans les années 1950. Plus globalement, ce qui fait sens pour presque tous les jeunes, c’est un sentiment de minoration générale qui repousse l’âge adulte social aux alentours de la trentaine. Symptomatique de ce décalage, le RMI est interdit aux 18-25 ans, entérinant ainsi dans la loi une discrimination flagrante entre deux individus civilement majeurs. Dans la même logique, l’accès à la dignité et à la parole légitime, est retardé pour les habitants des banlieues qui semblent rester des « jeunes de banlieues » plus longtemps que dans le reste du territoire…

 

Les mouvements de jeunesse sont parfois accusés de « jeunisme », de former un groupe artificiel, « inter-classiste », et de glorifier une tranche d’âge au détriment des autres. Or, c’est l’inverse qui se produit. Une tranche d’âge qui au départ se fout pas mal de former un groupe est « faite jeune », au profit de ses aînés qui la maintiennent dans cet état de bizutage. Combien de fois a-t-on entendu que 300 euros pour un stage, ou 600 euros pour une chambre de bonne en colocation, c’est bien normal quand on est jeune et qu’il faut bien en passer par là ? Comme l’écrit Pierre Bourdieu, « les classifications par âge reviennent toujours à imposer des limites et à produire un ordre auquel chacun doit se tenir, dans lequel chacun doit se tenir à sa place ». Si l’on peut dire, on ne naît pas jeune, on le devient… et on le reste bien malgré soi !

 

Heureusement, les nouvelles formes de précarité suscitent également de nouvelles formes de mobilisation. Les jeunes sont toujours engagés, bien que d’une autre manière qu’auparavant. Ils privilégient la désobéissance civile, expérimentent l’horizontalité, le zapping, les organisations informelles, et manient la dérision pour ne pas sombrer dans le fatalisme. Et il faudra s’y faire, car, si l’on veut « combattre les discriminations avec les discriminés », il faudra bien aussi accepter de s’en prendre à la fracture générationnelle avec les jeunes…


Manuel Domergue

2 août 2008 6 02 /08 /août /2008 20:11

Eté 2008 : Journal de la ZEP n°6

Exclusif : nouvelle formule ! disponible ici

- Editorial par Eros Sana
- Ecologie & Banlieues par Elise Lowy
- La convergence des mouvements syndicaux, des associations, du mouvement écologiste et de défense des droits par Gilles Lemaire
- Offre raisonnable d’emploi et flexisécurité par Evelyne Perrin
- Le Plan Espoir Banlieue est une provocation par Evelyne Perrin
- Les pilleurs du vivant par Benjamin Joyeux, avec Matthieu Mellul
- Génération précaire, génération effet de serre, génération ... ? par Manuel Domergue
- Théologie de la libération : pour une religion d’émancipation personnelle et collective par Agnès Rousseaux
- Lancement de l’UPM : Méditerranée, quelle fée t’a donné ? par Bernard Dreano
- ZepTerview / Martine Billard
- GRATOS, la campagne pour des transports en commun gratuits ! par Eros Sana

***** Coordination : Manuel Domergue, Karima Delli

***** Maquette : Raphaël Yem

9 mai 2008 5 09 /05 /mai /2008 23:15
Vidéo Jeudi Noir montée par Anthony Morineau

1er mai
envoyé par jeudinoir

[vidéo réalisée par les militants de la Vélorution qui ont rejoint l'action de Jeudi Noir



Vidéo montée par Thierry Henno


Vidéo de Ecran d'arrêt (featuring l'intervention du maire du 9è Jacques Bravo)



Vidéo de Rafal Yem et Elise Lowy



Photos de Laurent Hazgui


Photos de François Lafite


Photos de Coralie Manant



Kaigen photos


Photos d'Aurélie Rida


Photos de Jules Moya
12 avril 2008 6 12 /04 /avril /2008 11:49
Petit aperçu du dernier succès du collectif Jeudi Noir.

Reste de la revue de presse ici

Plate-forme de revendications communes à signer


29 octobre 2007 1 29 /10 /octobre /2007 14:53

Un rêve de cité U expulsé à la hache

http://ministeredelacrise.blogs.liberation.fr/logement/2007/10/une-cit-u-expul.html#more 

Franchement, là, on s'y voyait tous. Jeudi Noir et Macaq avaient trouvé LE bâtiment idéal pour installer enfin la cité U dont on parlait depuis juin, pour laquelle 200 étudiants avaient déjà postulé. 2 500 m2  en plein Paris, au 85 boulevard Montparnasse, trois étages, les quatre ailes donnant sur une cour charmante, une cinquantaine de pièces d'environ 15 m2 chacune, eau chaude, électricité, chauffage, douches, bibliothèques...

 


On avait même poussé le perfectionnisme jusqu'à déménager un baby-foot. Depuis cinq jours, 50 étudiants et jeunes précaires s'y étaient installé en mode commando et avaient commencé à créer leur monde, organisé des tours de garde et de cuisine, confectionné des banderoles («136 000 logements vides à Paris, 50 de moins», «Etudier sans précarité», «Cité U libre»).
Il fallait les voir, ces cinquante-là : un rêve d'équipes de colocataires en galère de logement : des artistes, des philosophes, un expert d'installations énergétiques écolos, des doctorants congolais en droit, des expulsés de cité Crous de banlieue, une mère de famille qui loge chez un marchand de sommeil, et même une étudiante-militaire sergent ! La crème, on vous dit ! Toute la crise du logement étudiant résumée en un seul lieu, ça c'est subversif. On avait prévu une belle inauguration ce matin mercredi.

 

L'immeuble appartenait à l'Etat qui en avait fait les locaux du secrétariat d'Etat à l'économie solidaire (supprimé par Chirac en 2002) puis de la défenseure des enfants. Deux jolis symboles pour une réquisition citoyenne.

 


Pour expliquer le manque criant de logements sociaux, l'Etat se défend toujours en expliquant qu'il manque de place. Et pourtant, l'an dernier, il a préféré vendre cet immeuble au plus offrant, en contradiction avec les objectifs de la loi Engagement national pour le logement de 2006.
C'est la MAIF qui en a hérité. Mais si, la MAIF, vous connaissez, «l'assureur militant». Je m'étais dit qu'avec eux, on était tranquilles, une mutuelle, dont je suis sociétaire de surcroît, n'allait pas se comporter comme un vulgaire CIC, qui avait menti comme un arracheur de dents quand on avait occupé ses locaux vides rue de la Banque en janvier.


Expulsion cinema
envoyé par jeudinoir

Eh bien c'est raté, l'assureur militant ne s'est pas transformé en «bailleur militant». Quand hier matin des ouvriers ont repéré que l'immeuble était occupé, ils ont appelé la police qui s'est positionnée à grands coups de boucliers, et à grands renforts de cars de CRS (on en a compte 15). Ils n'attendaient plus qu'une chose : le feu vert de la MAIF.
 

Réunion au sommet chez les assureurs des instituteurs, jusqu'à ce que l'ordre tombe à 16 heures : envoyez les CRS, au mépris de la loi (nous étions installés depuis plus de 48 heures, dès lors la loi interdit une expulsion sans décision de justice). Ils avaient, prétendent-ils, des tas de travaux à faire. Le problème, c'est que dans leur précipitation, ils en avaient oublié de mettre un permis de construire, hyper crédible ! Ah, ces «militants»!

 

Nous nous sommes battus comme des lions, repoussant plusieurs fois les assauts des CRS, au cri de «Chabal avec nous», faisant presque jeu égal avec le pack de la police, avant qu'ils nous renvoient dans nos 22, entrent par le deuxième étage, démolissent la caméra d'un journaliste gênant et expulsent manu militari les occupants, même Augustin Legrand, des Don Quichotte. Notre pote Aladdin (oui, c'est son nom) a résisté jusqu'au bout en s'agrippant à la corniche du deuxième étage, mais cette fois-ci ce sont les pompiers qui ont dû sortir deux grandes échelles (la première on s'était assis dessus) pour ramener enfin ce pauvre bâtiment dévasté par la police à sa vocation originelle : la vacance. Tout est rentré dans l'ordre dormez braves gens…

 

Pour interpeller Valérie Pécresse, nous lui avions dédié cette «Cité U Valérie Pécresse». En effet, celle qui s'était autoproclamée «ministre des étudiants» avait trouvé de bonnes idées face à la crise du logement étudiant (1 sur 13 seulement en cité U, les autres livrés en pâture à la bulle immobilière) : la colocation (elle a quand même fait l'ENA et HEC pour dégoter cette idée !) et une rallonge budgétaire faramineuse de… 5,7 millions d'euros. Nous, notre colocation en valait à peu près autant, alors ça valait bien un clin d'oeil. Ca ne l'a pas amadouée apparemment.

 

Son gouvernement a décidé qu'au lieu de régler la crise du logement, on allait en supprimer les manifestations. Les tentes du DAL rue de la Banque ? Rasées, chaque nuit, leurs habitants harcelés pendant dix jours, leurs couvertures volées par de courageux policiers. Les étudiants qui, début septembre, squattaient rue de la Faisanderie dans le XVIe ? Délogés toutes affaires cessantes. Ceux qui s'incrustent dans le VIe à Montparnasse ? Assaut par les CRS de leur chambre à la hache (véridique, «avec cœur et humanité» comme disait Debré lors de l'expulsion de l'église Saint-Bernard en 1996).

 

On se souviendra de ce 16 octobre, lendemain de la trêve hivernale à Paris, veille de la journée mondiale de la misère partout dans le monde, comme d'un jour où les étudiants se seront fait déloger sans un mot de leur ministre Valérie Pécresse. Christine Boutin avait versé quelques belles larmes sur les SDF du canal Saint-Martin l'hiver dernier. Son ministère nous reçoit vendredi, Jeudi Noir ira vérifier pour vous si sa conversion au sarkozysme a asséché son cœur…

(voir aussi les photos de Laurent Hazgui, diffusé par Fedephoto, sur Flickr)

• Manuel Domergue (Jeudi Noir) •

Published by Manuel Domergue - dans Vers une écologie populaire
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3 septembre 2007 1 03 /09 /septembre /2007 01:23
Mais oui bien sûr le numéro 5 de la ZEP est paru, 12 pages grand format, des portraits, des interviews, des analyses de Gus Massiah, Aurélie Trouvé, Abdelaziz Chambi et Christophe Aguiton...

http://www.zonedecologiepopulaire.org/IMG/pdf/zep_5_version_4.pdf

Manuel
Published by Manuel Domergue - dans Vers une écologie populaire
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26 mai 2007 6 26 /05 /mai /2007 17:00

 

Une petite vidéo politique autour du traitement de l'Identité nationale par certain(e)s candidats dans la campagne présidentielle.

http://www.dailymotion.com/video/x226sg_sarkozy-royal-lidentite-nationale
Published by Manuel Domergue - dans Vers une écologie populaire
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8 mai 2007 2 08 /05 /mai /2007 12:10

La France qui se lève tôt se réveillera-t-elle à temps ?

Article publié sur le site de la revue Mouvements le 4 mai 2007 : http://www.mouvements.asso.fr/spip.php?article83
Par des manifestations matinales, un collectif démontre que la France qui se lève tôt ne vote pas forcément Sarkozy et explique combien le programme du candidat de l’UMP défavorise les travailleurs.

Manifestation du collectif devant la mairie de Neuilly Notre collectif de jeunes actifs, La France qui se lève tôt, a décidé d’entamer la campagne anti-Sarkozy à grands coups de percussions dans les rues d’une vingtaine de villes dès le début du mois d’avril. Nous avons préféré, un mois avant le 6 mai, faire l’impasse sur le premier tour, tant les affrontements entre petits candidats relèveront, plus tard, de la lutte anecdotique face à un danger majeur pour notre tissu social. 2002 nous avait privés de second tour, 2007 nous a volé le premier.

Un référendum anti-Sarkozy

En effet, l’appel au vote utile et la dispersion de la gauche radicale ont annihilé tout débat à gauche. Depuis cinq ans, Sarkozy sature l’horizon, ses provocations dictent l’agenda. Asséchant le vote d’un Jean-Marie Le Pen victorieux dans les têtes mais défait dans les urnes, le chef de l’UMP a choisi d’être le candidat de la seule droite, en pariant qu’elle lui suffira à dépasser les 50 %.

Mais en rassemblant les siens, il exclut les autres. Il réunit son électorat au prix de mille autres fractures. Face à ce candidat de premier tour, nous devions anticiper et ériger un cordon sanitaire de second tour.

Or, les tabous mutuels des organisations traditionnelles, soucieuses de ne pas brouiller leur identité, empêchent de constituer un front qui irait de l’extrême gauche au centre. Olivier Besancenot, Dominique Voynet ou Laurent Fabius ont disparu corps et biens de l’entre deux tours. Les organisations de jeunesse peinent à se coordonner. Alors que les partis n’offrent aux citoyens inquiets de la menace Sarkozy pas d’autre alternative que l’adhésion à la personne de Ségolène Royal, il nous appartenait de créer un collectif souple, informel et biodégradable, pour leur permettre d’accomplir ce qui sera peut-être leur « dernier barouf d’honneur ».

Le candidat des travailleurs ?

Nous étions particulièrement scandalisés que Sarkozy puisse se présenter en « candidat du travail », proposant aux Français qui se plaignent de leurs faibles revenus de travailler… 50 minutes de plus chaque jour. La « Valeur travail » sarkozyste est purement productiviste, sans réflexion sur l’amélioration des conditions de travail, ni sur le sens de la production. Et surtout, sans aucune remise en cause du lien de subordination salarial. Rien d’étonnant de la part d’un candidat qui entend « liquider l’héritage de mai 68 », au premier rang duquel l’acquis social que fut la reconnaissance des syndicats dans l’entreprise. Ce maintien de la hiérarchie traditionnelle dans les entreprises, transformant l’apologie du travail en promesse de remise au pas générale, contredit l’idée selon laquelle le travailleur serait libre d’arbitrer entre loisirs et heures supplémentaires. Si bien que nous l’avons pastichée en slogan beaucoup plus simple : « Travailler plus pour travailler plus », avec son cortège de stress, d’accidents du travail, et de suicides en plus. Autant d’embauches en moins pour les chômeurs et les sous-employés, qui seraient pourtant les premiers à vouloir travailler plus, et autant de bénéfices en plus pour les employeurs.

Manifestation à Crepy Nous étions également choqués de l’OPA de la droite sur « la France silencieuse », au nom de laquelle Sarkozy a justifié sa démagogie contre la soi-disant pensée unique des élites culturelles. A Crépy-en-Valois, des « lève-tôt » ont crayonné sur une pancarte « Les gens modestes / Ceux qui s’lèvent tôt / Vont-ils voter Sarko ? / Comme les aristos ? ». Les quelques milliers de ménages qui bénéficieront du bouclier fiscal à 50 %, de la quasi-suppression de toute taxation des héritages, de la défiscalisation des intérêts des emprunts immobiliers… eux ont un intérêt direct à voter Sarkozy, et ils le font. En effet, si Nicolas Sarkozy a visé les classes populaires, comme Jacques Chirac en 1995, il n’a jamais évoqué les inégalités de richesse, la « fracture sociale ». Au contraire, il s’en est régulièrement pris à « l’égalitarisme », en martelant que « le gâteau » (du travail et des richesses) ne se partageait pas, et que l’on n’augmentait sa part qu’en augmentant la taille du gâteau. Bref, la prouesse de la droite de 2007 aura été de faire adhérer les pauvres à un projet pour riches.

La Révolution nationale tranquille

Pour cela, Sarkozy a érigé un rideau de fumée réactionnaire, parlant de « valeurs » comme l’avait fait Bush en 2004, et trouvant des boucs émissaires parmi les jeunes, les banlieusards, les étrangers, les musulmans, les sans-papiers, les « déviants » en général, et même des figures jadis respectées comme les « droits-de-l’hommistes » ou les « syndicalistes ». D’ailleurs, derrière son apologie de la « Valeur Travail », le message implicite est une stigmatisation des chômeurs, fraudeurs et tire-au-flanc rendus responsables de leur chômage, appelés à entrer de force dans la sphère de la production marchande ou à sortir sans bruit des chiffres du chômage. Sarkozy a réussi l’exploit de faire croire à ses électeurs qu’ils étaient spoliés non par les riches mais par les pauvres, qui menaceraient leur identité nationale.

Haro sur les faibles ! Apologie des croisades, des conquêtes coloniales de Napoléon en Egypte, Napoléon III en Algérie et Lyautey au Maroc, au nom du « rêve européen »… : Sarkozy explique très clairement que, dans la fresque de l’histoire de France qu’il trace en direction de l’électorat frontiste, il n’y a pas de place pour les « vaincus ». Les victimes de cette histoire, dont il convient d’assumer la fierté en bloc, sans droit d’inventaire, n’ont pas le choix : « La France tu l’aimes ou tu la quittes », ne cesse-t-il de répéter. Dans une société où les inégalités sont appelées à exploser au fur et à mesure des défiscalisations, l’addition de l’importation du choc des civilisations et d’un ultralibéralisme débridé annonce une nouvelle devise sociale : malheur aux perdants !

Et sus à ceux qui refusent la compétition. L’idéologie fantasmée de cette « anti-France » jetée en pâture aux préjugés est toute trouvée : ce serait l’« esprit de jouissance » qui aurait pris le pas sur « l’esprit de sacrifice », pour reprendre les mots de Philippe Pétain contre les congés payés, et qui sont à peu de choses près ceux de Nicolas Sarkozy contre les 35 heures et mai 68.

Ironie suprême, les enquêtes montrent que Sarkozy est minoritaire dans toutes les classes d’âge inférieures à 65 ans, et ne gagne que grâce aux plus de 65 ans, qui voteraient pour lui à près de 75 %. Le candidat des gens qui se lèvent tôt est en réalité le candidat des retraités ! La France qui travaille et a connu mai 68 face à la France qui ne travaille plus et a connu Pétain. Bravo Sarkozy pour avoir réussi à traduire cette fracture générationnelle dans les urnes…

Pour enrayer ce hold-up sur le travail, il nous fallait réactiver des symboles inverses, manifester sur des lieux de mémoire pour démasquer le confusionnisme historique de l’UMP. Et ramener Sarkozy à lui-même, à Neuilly, ses 2,6 % de logements sociaux, ses grands-mères à caniche et manteau de fourrure. Le renvoyer à son statut de caricatural candidat des riches soutenu par les puissants. Et surtout expliquer à qui profiterait son programme : non pas à « la France qui se lève tôt », mais à la France des rentiers qui s’enrichit en dormant, la France minoritaire des héritiers qui s’est juste « donné la peine de naître ». « Bouygues-Dassault-Lagardère : les fils à papa avec Nicolas », chantons-nous pour rappeler que les vrais soutiens de Sarkozy ne sont pas Christian Clavier et Basile Boli.

Voter Ségolène Royal

Il n’y a aujourd’hui plus qu’une solution contre Sarkozy. Voter Ségolène Royal, ce n’est pas lui faire un chèque en blanc. Au contraire, c’est rendre de l’espoir à nos combats pour les cinq années à venir.

Qui va interdire les OGM ? Ségolène Royal, qui s’est engagée à un moratoire des cultures OGM en plein champ, a déclaré sa région zone sans OGM, et non Nicolas Sarkozy. Qui va mettre en œuvre la réquisition des logements vacants ? Ségolène Royal, qui l’a annoncé au Ministère de la crise du logement, et non Nicolas Sarkozy, qui a dénoncé l’occupation illégale par des mal-logés de cette banque vide depuis trois ans. Qui va augmenter le SMIC ? Ségolène Royal, et non Nicolas Sarkozy qui s’y refuse et ne propose aux salariés que de travailler plus. Qui va rémunérer les stagiaires ? Ségolène Royal, dont le parti a proposé une loi en février dernier que l’UMP de Nicolas Sarkozy a refusé en bloc. Qui va investir dans l’enseignement supérieur et dans la diminution du nombre d’élèves en ZEP ? Ségolène Royal. Et non Nicolas Sarkozy, qui ne pourra baisser de 4 points de PIB le montant des prélèvements obligatoires qu’en rognant toujours plus sur les services publics essentiels (mais sans toucher à l’armée ou la police).

Dimanche 6 mai, il manquera peut-être hélas quelques voix à Ségolène Royal pour battre Sarkozy. Si elles manquent au centre, au vu de la droitisation de l’électorat, cela serait compréhensible. Mais si elles manquent à gauche, au nom d’on ne sait quelle radicalité ou stratégie du pire, c’est que le gène du suicide existe en politique !

Published by Manuel Domergue - dans Vers une écologie populaire
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